jeudi 22 août 2013
Calme et volupté (2)
samedi 17 août 2013
Calme et volupté
En Estrie, au Spa d'Eastman, sur invitation de ma blonde. Une occasion pour Rockquiroule de parcourir la région, de revoir certains lieux (comme l'église de Saint-Étienne de Bolton), de redécouvrir l'odeur et la lumière de l'Estrie. Première sortie de 77 kilomètres autour du Mont Orford, sauvage et serein sur le flanc ouest et nord, plutôt défiguré sur le flanc sud (une montagne de ski en été, ce n'est pas très beau). Et deuxième sortie de 64 kilomètres vers Waterloo, Warden, Sainte-Anne-de-la-Rochelle et Bonsecours. Routes vallonnées et donc casse-patte; on passe son temps à changer de plateau ou de position (assis ou en danseuse) et on en revient assez fatigué. On retourne au Spa où on sait qu'on va pouvoir se reposer, car tout n'y est que repos, faire trempette dans l'eau chaude comme un brocoli dans sa marguerite et bien manger. Tellement bien manger en fait qu'on se demande comment peut-on si mal manger dans notre société. La réponse est assez simple, je crois : la puissance de l'industrie alimentaire qui essaie de nous habituer à des goûts comme à une drogue et la paresse et l'ignorance de ses cobayes volontaires.
C'est tellement plus simple d'aller « Chez Ben, on se bourre la bédaine » et autres « La patate à papouille ».
jeudi 8 août 2013
Le doux pays (3)
6 heures du matin en direction sud. Le seigle se prépare à se faire dorer. Excursion aux framboises qui se transforme en randonnée champignons. Les framboises se font rares, mais les champignons sont innombrables. Tiens, d'ailleurs, il pleut en ce moment.
Rockquiroule roule par à-coups. Petites sorties éclair (20, 30, 40 kilomètres), le nez dans le guidon, parfois pourchassé par un chien ou un carouge. On aura compris que je travaille beaucoup.
Au fait, il y a plus fou que moi :
L'Andalousie n'est pas ce qu'on pourrait appeler un doux pays. Mais l'Alhambra, l'Alhambra...
Et vive les tapas de Grenade.
mercredi 31 juillet 2013
Un intellectuel
Tony Judt, historien, écrivain et professeur britannique né en 1948 et mort en 2010 à l'âge de 62 ans de la maladie de Charcot.
Probablement l'homme en qui j'aurais eu le plus confiance par les idées qu'il véhiculait, par son regard sur le monde actuel, par sa capacité à critiquer l'incritiquable (notamment Israël en tant qu'État juif, ce qui lu a valu d'être condamné par les pro-israéliens en tout genre) et par ses écrits. Il est l'auteur de Après-guerre - Une histoire de l'Europe depuis 1945, une somme de plus de 900 pages considérée par plusieurs comme l'un des meilleurs livres d'histoire du XXe siècle. Il faudrait une vie pour lire ce livre. Alors, comment a-t-il fait pour l'écrire en quelques années? On lui doit aussi Retour sur le XXe siècle - Une histoire de la pensée contemporaine dans lequel il parle aussi d'Hannah Arendt, de Primo Levi, d'Albert Camus (dont il disait ceci : « En ces temps d'intellectuels médiatiques voués à l'autopromotion, se pavanant d'un air absent devant le miroir admiratif de leur public électronique, l'honnêteté évidente de Camus... a l'attrait de l'authenticité....» - ce qu'il aurait pu dire de lui-même en fait et j'ai l'impression qu'un certain Bernard-Henri Lévy devrait se sentir visé), de la débâcle de la France en 1940, de l'intransigeance d'Israël, de la guerre froide, etc.
Et pour finir, le premier paragraphe de l'un de ses derniers livres Ill fares the land dans lequel il prône un retour à la social-démocratie et à la solidarité (si tant est qu'elles ont déjà existé :
« Quelque chose ne va pas dans notre vie. Trente années durant, nous avons érigé en vertu la poursuite de l'intérêt matériel personnel. De fait, cette quête est tout ce qu'il nous reste comme but collectif. Nous connaissons le prix des choses mais nous en ignorons la valeur.»
http://www.rue89.com/2010/08/08/la-mort-de-tony-judt-historien-de-leurope-et-ecrivain-engage-161464
Probablement l'homme en qui j'aurais eu le plus confiance par les idées qu'il véhiculait, par son regard sur le monde actuel, par sa capacité à critiquer l'incritiquable (notamment Israël en tant qu'État juif, ce qui lu a valu d'être condamné par les pro-israéliens en tout genre) et par ses écrits. Il est l'auteur de Après-guerre - Une histoire de l'Europe depuis 1945, une somme de plus de 900 pages considérée par plusieurs comme l'un des meilleurs livres d'histoire du XXe siècle. Il faudrait une vie pour lire ce livre. Alors, comment a-t-il fait pour l'écrire en quelques années? On lui doit aussi Retour sur le XXe siècle - Une histoire de la pensée contemporaine dans lequel il parle aussi d'Hannah Arendt, de Primo Levi, d'Albert Camus (dont il disait ceci : « En ces temps d'intellectuels médiatiques voués à l'autopromotion, se pavanant d'un air absent devant le miroir admiratif de leur public électronique, l'honnêteté évidente de Camus... a l'attrait de l'authenticité....» - ce qu'il aurait pu dire de lui-même en fait et j'ai l'impression qu'un certain Bernard-Henri Lévy devrait se sentir visé), de la débâcle de la France en 1940, de l'intransigeance d'Israël, de la guerre froide, etc.
Et pour finir, le premier paragraphe de l'un de ses derniers livres Ill fares the land dans lequel il prône un retour à la social-démocratie et à la solidarité (si tant est qu'elles ont déjà existé :
« Quelque chose ne va pas dans notre vie. Trente années durant, nous avons érigé en vertu la poursuite de l'intérêt matériel personnel. De fait, cette quête est tout ce qu'il nous reste comme but collectif. Nous connaissons le prix des choses mais nous en ignorons la valeur.»
http://www.rue89.com/2010/08/08/la-mort-de-tony-judt-historien-de-leurope-et-ecrivain-engage-161464
lundi 22 juillet 2013
Le doux pays (2)
terre se confondent, quand le vent se fait brise, quand le fleuve se fait serein, quand les moustiques se font discrets, quand l'horizon s'allonge à l'infini.
Derrière la forêt, en attendant que les framboises mûrissent et que les champignons se montrent le chapeau, par un matin d'été de juillet.
mardi 16 juillet 2013
Le doux pays
Celui ou celle qui a trouvé ce slogan pour caractériser le Kamouraska n'est certainement pas allé à Saint-Onésime et autres Saint-Bruno à vélo et n'a certainement pas gravi ces côtes casse-pattes sous le chaud soleil de juillet.
Par un beau matin d'été, donc, je suis parti faire le tour du Kamouraska, de ses 16 municipalités. En tout, 148 kilomètres de fermes, de forêts et de points de vue sur le fleuve qui n'est jamais très loin. En prime, le retour vent de face à 30 degrés.
C'est un pays bien peu peuplé, même si certains villages comme Kamouraska essaient de se faire croire qu'ils le sont. Ça y déambule ferme, ça fait pétarader son moteur ou ça parade en voiture à la vitesse d'un escargot.
Était-ce dur? Oui et non. Ce n'est pas pour me vanter, mais qui peut prétendre avoir aussi bien vu la région en une seule journée? C'était le 14 juillet, la journée de l'ascension du Mont Ventoux au Tour de France, le jour où Chris Froome a avalé la montagne et ses adversaires en pédalant comme s'il était à bixi. Pour avoir fait cette ascension l'année dernière, je peux dire que Froome est un mutant, mais de quel type, je ne le sais pas. Comment ne pas douter?
Pendant ce temps, il y a un renard qui, le matin souvent, se prend pour un oiseau et mange les graines qui tombent de la mangeoire.
Par un beau matin d'été, donc, je suis parti faire le tour du Kamouraska, de ses 16 municipalités. En tout, 148 kilomètres de fermes, de forêts et de points de vue sur le fleuve qui n'est jamais très loin. En prime, le retour vent de face à 30 degrés.
C'est un pays bien peu peuplé, même si certains villages comme Kamouraska essaient de se faire croire qu'ils le sont. Ça y déambule ferme, ça fait pétarader son moteur ou ça parade en voiture à la vitesse d'un escargot.
Était-ce dur? Oui et non. Ce n'est pas pour me vanter, mais qui peut prétendre avoir aussi bien vu la région en une seule journée? C'était le 14 juillet, la journée de l'ascension du Mont Ventoux au Tour de France, le jour où Chris Froome a avalé la montagne et ses adversaires en pédalant comme s'il était à bixi. Pour avoir fait cette ascension l'année dernière, je peux dire que Froome est un mutant, mais de quel type, je ne le sais pas. Comment ne pas douter?
Pendant ce temps, il y a un renard qui, le matin souvent, se prend pour un oiseau et mange les graines qui tombent de la mangeoire.
samedi 29 juin 2013
Dans les étoiles et au ciel
Nella nostra galassia ci sono quattrocento miliardi di
stelle, e nell’universo ci sono più di cento miliardi di galassie. Pensare di essere unici è molto improbabile.
Notre galaxie compte 400 milliards d'étoiles et il y a plus de 100 milliards de galaxies dans notre univers. La probabilité que nous soyons seuls est donc très faible.
La grande astrophysicienne italienne, Margherita Hack, est décédée hier à l'âge de 91 ans. Elle était en quelque sorte la Hubert Reeves italienne ou, lui, le Margherita Hack québécois. Comment se fait-il que je la connaisse? Pour dire vrai, je ne savais pas qui elle était il y a quelques jours encore. C'est le livre La filosofia va in bicicletta de Walter Bernardi qui me l'a fait connaître. Passionnée de vélo, Margherita Hack a elle-même déjà publié un livre intitulé La mia vita in bicicletta et elle prenait encore son vélo à l'âge de 90 ans car, disait-elle, elle ne se résignait pas à l'accrocher pour de bon.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Margherita_Hack
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