lundi 27 avril 2015

Anti-cynisme

 
 
Sans doute le meilleur antidote au cynisme qui a été réalisé depuis longtemps. Avant d'apprendre aux jeunes à devenir comptables, ingénieurs ou médecins, on devrait leur faire voir ce film, qui montre le pire et le meilleur de la vie. Histoire de rédemption, de courage et d'humanité qui rejoint le propos du dernier livre de Naomi Klein, Tout peut changer.
 

mercredi 7 janvier 2015

Ils ont même tué Le Grand duduche

 


Cabu et Wolinski nous faisaient bien rire dans les années 1970 quand ils dessinaient pour le magazine Pilote. On riait innocemment et franchement. Il y a longtemps que nous avons perdu notre innocence. Mais comment aurions-nous pu imaginer un jour que leurs dessins les conduiraient à la mort? Aujourd'hui, on tue pour des dessins; le monde est devenu un endroit bien moche.


 

mercredi 31 décembre 2014

En 2014, l'insoutenable a encore été franchi

Cette photo a été prise lors d’une distribution de nourriture dans un camp de réfugiés palestiniens situé aux portes de Damas. Ils sont des milliers à attendre, à quelques mètres des snipers de l’armée de Bachar el-Assad.
Une photo vaut mille morts. Le jeu de mots est trop facile, mais cette photo est obsédante. À juste titre, car on ne doit pas oublier que cela aussi existe.

mardi 25 novembre 2014

Lectures inachevées

Il y a des livres qu'on ne finit pas, qu'on aurait aimé aimer, mais qui arrivent à un moment inopportun. Parmi ceux-là, il y a Les années d'Annie Ernaux. Peut-être faut-il être d'origine française ou avoir vécu en France, étant jeune, pour vraiment apprécier. Les références à l'école, du primaire à l'université, et aux habitudes de vie nous sont essentiellement étrangères.
Bien sûr, elle écrit admirablement bien et je me rappellerai de cette tranche de livre ne serait-ce que pour cette phrase qui résume bien notre époque en évoquant le passé, : « On avait le temps de désirer les choses ».
Dans la catégorie Lectures inachevées, il y a aussi Proust, abandonné après 400 pages, qui me regarde d'un air piteux, mais néanmoins insistant. Barbara Kingsolver, Irene Nemirovsky, Tony Judt et tous ceux que j'ai rapportés à la bibliothèque après les avoir à peine feuilletés. En même temps, que de projets de lecture.
Comme une furieuse envie de lire Jack Kerouac ces temps-ci.

lundi 14 juillet 2014

Les anges gardiens

La Verna, 23 guigno
 
 

La preuve est faite; il existe un ange gardien pour les cyclistes. Abbiamo la prova; ci sono angeli custodi per i ciclisti.
Dommage qu'il n'y en avait pas pour Contador aujourd'hui. Peccato che non fossero per Contador oggi! 

dimanche 6 juillet 2014

Reprenons...

là où j'ai laissé la dernière fois. Non ce n'est pas tout aussi beau, ni tout aussi bien chez nous quand on parle de vélo. Les routes sont souvent trop défoncées, les ponceaux trop apparents, le vent trop virulent, les routes trop droites. Et toutes ces chutes dont on a entendu parler récemment dans les médias donnent à réfléchir. Mais le corps, lui, ne fait pas trop la différence. Il s'adapte. Et la tête suit.


La casa nostra al tramonto
 
 
 

Mais il n'y pas que le vélo dans la vie! Il y a un début juillet fleuri comme jamais. Les rosiers forment une muraille multicolore, les canards, petits et grands, pataugent devant nos yeux et il y de ces couchers de soleil à faire pâlir d'envie n'importe quel peintre paysagiste.


lundi 23 juin 2014

850

C'est le nombre de kilomètres à vélo cette fois-ci. J'ai remisé mon vélo chez Carlo hier après que nous soyons allés à La Verna. C'était dur, comme ça l'est souvent par ici, mais quelle belle façon de conclure le séjour.
Je confirme que je suis un peu né pour faire du vélo en Italie. Malgré la chaleur, les conducteurs fous, l'absence d'accotements, les ronds-points qu'il faut négocier en même temps que des dizaines de véhicules, les voitures qui surgissent de partout, les trous, les bosses, les routes rugueuses, les ascensions interminables, j'en redemande. Je ne connais pas de sensations beaucoup plus agréables que celle de rouler sur une petite route de campagne italienne, le matin tôt, entouré d'odeurs enivrantes et parfois écoeurantes (comme celle des genêts).
J'ai acheté un livre qui répertorie les 50 plus beaux cols d'Europe pour le vélo. J'en ai fait quatre à ce jour. Vaste programme!
J'ai la chance, indéniable, de pouvoir me dire que la semaine prochaine, je roulerai au petit matin entre Saint-Denis et Kamouraska et que ce sera tout aussi beau, tout aussi bien (si le vent n'est pas trop terrible).