lundi 21 février 2011

Etruscan country

Arezzo, Perugia, Chuisi, Cortona sont toutes des villes dites étrusques. Cette civilisation s'est développée en Toscane du IXe siècle au IIe siècle av. J.C., avant d'être conquise et assimilée par les Romains. Peu guerriers et un peu navigateurs, pas religieux à l'excès, les Étrusques ont créé une société où la femme avait un rôle social bien défini et pouvait prétendre à une certaine égalité. Les tombes que nous avons visitées à Chiusi, et qui n'ont été découvertes qu'au XXe siècle, sont dans un état de conservation remarquable. Parmi les pièces exposées au musée archéologique, plusieurs représentent des scènes de banquet, de danseurs et de musiciens. Un peuple de joyeux drilles, ces Étrusques? Ou comme on connaît l'espèce humaine, le bon plaisir de quelques privilégiés pendant que la masse des hommes et des femmes croupissent dans la misère et travaillent comme des forcenés, voire des esclaves, pour eux? Difficile de répondre.
Pour nous, habitants d'un jeune pays (quoique), voir de splendides objets qui ont été créés il y a 2 500 ans et qui feraient tout un tabac au Salon des métiers d'art a quelque chose de fascinant et sert en quelque sorte de leçon d'humilité.   

dimanche 20 février 2011

Qu'est-ce que je ferais pas?

Il a fallu que je me farcisse quelques dizaines de kilomètres par un petit matin frisquet de février pour faire plaisir à Olmo. Je lui dois bien ça, car il me permet de m'exercer à l'italien car, quand on pédale, il faut bien s'occuper l'esprit. Si j'avais un reproche à lui faire cependant, c'est d'être un peu poussif dans les montées. La semaine prochaine, que je lui ai dit, nous allons à Rocco.
Après deux sorties de vélo significatives, une visite à Pérouse et une autre aujourd'hui à Chiusi, où nous avons visité des tombes étrusques et un musée archéologique, c'est le temps de retourner au travail.

samedi 19 février 2011

Ritorno a Perugia

Pas pour moi, mais pour Nathalie qui y a étudié un été il y a .... années. La voici devant son ancienne pension; après la photo, nous sommes allés manger un croissant aux artichauts dans le même bar où elle allait tous les matins à l'époque...manger des croissants aux artichauts.
Si certaines choses sont restées les mêmes, d'après elle, d'autres ont changé profondément. Pérouse semble être un bel exemple d'intégration du vieux et même du très vieux et du moderne.
Et quand je disais moderne, je voulais dire vraiment moderne. En 2008, la ville a inauguré un mini-métro qui permet de parcourir la ville de bas en haut et de haut en bas. De sympathiques petits wagons aux allures de téléphérique amènent le touriste et l'autochtone (le pérugien) à travers des fortifications étrusques (remontant au IVe siècle avant J.C.) dans un décor futuriste à souhait.

vendredi 18 février 2011

Una bella giornata

Oui, je sais que vous pensez qu'on se la coule douce en Italie. Et vous avez raison. Néanmoins, j'ai travaillé près de 40 heures entre dimanche et jeudi (traduisant une partie du rapport annuel d'une des entreprises visées par le livre Noir Canada et que je ne nommerai pas par peur de poursuites), en plus de mes leçons d'italien à raison de une heure et demie par jour. Mais trève de préambule, je me suis donné congé ce vendredi et ai amené Olmo pour une première véritable montée de l'année 2011. Parti d'Arezzo (296 mètres), je me suis rendu jusqu'au col ci-contre assez difficile à grimper et à prononcer. Comme on peut le voir, Olmo se repose.

Montée en lacets (quelle belle invention pour le cycliste); ça sentait le pin et la terre...et la sueur vers la fin. Il m'a semblé que je n'étais pas tellement en forme; l'hiver a laissé des traces même s'il fut plus court pour moi cette année. Je ne suis pas encore prêt pour des 1 000 mètres et plus. Arrivé en haut, j'ai pu contempler un paysage typique de Toscane. C'est le printemps, les bourgeons sortent et de petites fleurs se pointent le bout du pétale. Une image d'Épinal (http://fr.wikipedia.org/wiki/Image_d'%C3%89pinal) de la Toscane en quelque sorte.

Retour à Arezzo par un chemin qui m'est déjà familier. Je me suis retrouvé près de la Cathédrale avec devant moi une vue vachement médiévale. Rien ne détonne et tonnent les cloches. Pour finir la journée, visite de l'église Santa Maria delle Grazie, toute petite mais dans laquelle trône un immense autel en marbre blanc et qui est considérée comme un chef d'oeuvre de l'architecture de la renaissance http://www.360cities.net/image/santa-maria-delle-grazie#360.41,4.39,90.0.
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mercredi 16 février 2011

è una vergogna

C'est une honte, c'est l'expression que nous entendons le plus souvent des Italiens avec qui nous avons parlé (quoique parler est dans mon cas un bien grand mot; je dirai donc que nous avons écoutés) au sujet de Berlusconi. Ils se sentent la risée du monde entier. Je pense que c'est particulièrment dur et frustrant pour les jeunes sans compter qu'ils doivent souvent se démerder avec peu pendant que les proches du pouvoir se gargarisent avec leur arrogance. Et un million de femmes italiennes ont manifesté pour dire Ça suffit. Berlusconi ne risque pas cependant d'être évincé comme Moubarak ou Ben Ali. Il risque plus de mourir d'une crise cardiaque pendant l'une de ses partouzes. Encore une fois, parce que mon italien est encore très hésitant, je passe par les médias francophones pour "m'informer" : http://photos.cyberpresse.ca/34-8806/?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_en-photos_269_accueil_ECRAN1POS2

mardi 15 février 2011

La scuola

Deuxième journée de cours d'italien. Commencer à zéro ou presque l'étude d'une langue, ça donne le vertige. L'article indéfini au singulier et au pluriel, le superlatif qui s'accorde avec le nom mais pas avec l'adjectif, les participes passés, les verbes irréguliers nombreux et sournois (comme en français d'ailleurs), les pronoms personnels qui s'agglutinent comme les abeilles autour de leur reine. J'en perds mon latin et un peu mon espagnol.


Vue depuis une des salles de l'école de langues. Au fond à gauche, c'est la cathédrale d'Arezzo. Et un peu à droite du clocher, une antenne de télévision pour capter les imbécilités diffusées par les chaînes de télévision qui appartiennent presque toutes à Berlusconi. Comment un pays qui a donné au monde Giotto, Leonard de Vinci, Michelangelo et j'en passe peut-il se retrouver aujourd'hui dirigé par un adepte de l'esquive et du bunga-bunga?


Mais rien de mieux qu'une petite sortie en terrain connu avec Olmo pour se remettre les idées en place.  

lundi 14 février 2011

Umanità

Une exposition de Nicola Zamboni (rien à voir avec la machine du même nom sans doute) et de Sara Bolzani, sculpteurs, au Palazzo Comunale d'Arezzo. Un badaud badaude et franchit une porte pour se retrouver sur une place où s'incarnent des scènes de guerre.