vendredi 6 avril 2012

Les Jules

Après avoir vu les splendeurs (les chambres de Raphaël, le plafond de la Chapelle Sixtine) que l'on doit à Jules II (pape de 1503 à 1515), nous avons visité cette semaine Monte San Savino, petite ville d'environ 8500 habitants située à quelque 20 kilomètres d'Arezzo, qui a connu son apogée sous Jules III (pape de 1550 à 1555). Nous y avons vu également une ancienne synagogue qui, bien entendu, n'a rien à voir avec le pape, mais dont la visite était très intéressante, la présence juive en Toscane étant un sujet peu documenté.
Jules I a vécu au 4e siècle et, d'après mes recherches, assez sommaires j'en conviens, Jules IV est sur Facebook. Il va sans dire que je vous dispense de l'histoire des Benoît et des Jean (on en compte 39 au total).

mardi 3 avril 2012

Sauve-qui-peut

Comme c'était la première fois que j'allais à Rome, on ne pouvait pas ne pas visiter le Vatican. Les cinq heures que nous y avons passées nous ont permis de voir des trésors de l'humanité. Tout d'abord, dans la basilique, la pieta de Michel-Ange, dont on a dit ceci : "plus l'attitude du corps est calme, plus elle est apte à exprimer le vrai caractère de l'âme". Sa vue provoque une véritable émotion. Puis, les chambres de Raphaël, la chapelle Sixtine, la salle des cartes géographiques; la liste serait interminable. Cependant, tout se voit à la queue leu leu, parfois en jouant du coude, dans un espèce de sauve-qui-peut général qui empêche tout émerveillement. On en ressort à la fois déçus et...contents d'en être sortis. La désorganisation est à peu près totale et incompréhensible vu l'importance du lieu. Il y avait heureusement la Pinacothèque où nous avons pu prendre le temps de regarder des oeuvres de Melozzo da Forli (les anges musiciens), Fra Angelico, il Perugino et d'autres.
Une telle concentration de richesses est sidérante. Près de la sortie, nous sommes passés devant des tableaux de Matisse et Chagall sans même nous arrêter, comme des milliers d'autres personnes ce jour-là.
Rome est une ville qui vous rentre dedans. L'air d'Arezzo était particulièrement rafraîchissant hier soir.
SPQR : Sono pazzi questi romani (ils sont fous ces romains!)

Dimanche des rameaux

La journée de dimanche a débuté à la basilique Saint-Jean-de-Latran, la "mère des églises de Rome et du monde", qui a été le siège de la papauté jusqu'au XVe siècle. On retiendra surtout de la visite le cloître qui raconte 15 siècles d'histoire dans la pierre, le marbre et la mosaïque, et la bénédiction des rameaux qui démontre, encore une fois, l'attachement des Italiens à la tradition, lequel passe par la religion sans pour autant être synonyme de dévotion.
Pas très loin, se trouve la basilique San Clemente, qui incarne 2000 ans d'histoire sur trois niveaux. La basilique du XIIe siècle, au premier niveau, renferme une mosaïque fascinante, sorte de bande dessinée aux innombrables détails. Un étage plus bas, une basilique du IXe siècle, sombre et labyrinthique. Et plus bas, des restes d'habitations du premier siècle avant Jésus-Christ.


2000 ans d'histoire, ça creuse. Ce ne sont pas les restaurants qui manquent dans le secteur, puisque le Colisée est tout près. Nous avons la chance de tomber sur une hostaria très sympathique.
Calmars, roquette et lime, une combinaison gagnante.


En fin d'après-midi, nous avons parcouru le Trastevere, quartier à la fois typique et très fréquenté, un peu étouffant comme certaines rues de Venise, les autos et les motos en plus. Et pour finir, le Janicule, une des sept collines de Rome, d'où la vue est bien entendu spectaculaire. Là aussi, les autos et les motos semblent avoir la priorité et l'accès n'est pas nécessairement facile ou évident pour les piétons. Montagne pour montagne, on se rend bien compte que le Mont-Royal est un lieu privilégié, beaucoup plus convivial pour le promeneur.

samedi 31 mars 2012

Romanités

Piazza Navona
Jardin des orangers, Colisée, Arc de Constantin, Foro Romano, Panthéon, Piazza Navona, Colonne de Marc-Aurèle, Fontaine de Trevi, Le Quirinal, Piazza di Spagna et autres lieux mythiques. Seul petit hic, 800 millions de personnes ont eu la même idée que nous en ce samedi. Si je croyais avoir vu des foules à Venise et Florence, ici c'est une véritable déferlante. Mais comme à Venise et Florence, on peut très vite se retrouver dans de petites rues tranquilles que ne fréquente que l'autochtone. En fin d'après-midi, piazza di Spagna, c'est, comme dans toutes les villes d'Italie, la passeggiata. Tous les Italiens sont dehors et les vendeurs de gelato font des affaires d'or.
En ce dimanche des rameaux, nous nous concentrerons sur la visite d'églises. J'avais pensé assister à la bénédiction du pape, mais vu les foules d'hier, nous irons à Saint-Pierre de Rome demain. J'ai envoyé un texto à Benoît pour l'en informer.
Quand je pense que la première fois que j'ai entendu parler des Romains, c'était à cette époque :
http://www.youtube.com/watch?v=gRDkVU_f4Fc

vendredi 30 mars 2012

Il Rinascimento

Renaissance matinale dans les environs d'Arezzo. Les muscles se réchauffant, les courbatures s'évanouissent presque totalement. Étonnant. Montée du Scopetone, non pas accompagnée des vivats de la foule en liesse, mais plutôt de sollicitations explicites : "Vieni", "tsssit-tsssit-tsssit", "fiout-fiout" (celle-là, je suis moins certain de l'avoir bien comprise - c'était peut-être un écureuil). Si le chemin de croix fait quatorze stations, le parcours d'aujourd'hui était jalonné de pas loin de 14 "dames". Sur l'autre versant, des chants africains. Un client descend de voiture; il est de ceux dont le ventre proéminent ne permet plus de voir l'objet de toute cette activité.
Pauvre humanité.
Après la Renaissance, demain l'Antiquité. Rome. Nous arriverons à point. Benoît (le seizième) revient tout juste de voyage.

jeudi 29 mars 2012

Trois jours

Giallo, j'ai la preuve que tu n'es pas le responsable de mon mal de cou : aucun coup de pédale depuis trois jours, mais toujours mal au cou. Du coup, j'accuse l'ordinateur et le travail.
En attendant de reprendre la route, j'ai repris mes cours d'italien. Je fais des pronoms une affaire personnelle et je suis loin d'être à l'article de la mort.