vendredi 25 février 2011

Le mot d'Olmo

Ça doit être ça le ciel de Toscane

Arezzo vue de Moltesillabe

Arezzo a beau être située en hauteur, il ne faut jamais aller très loin pour trouver des montées. Et il y a tellement de routes et de villages qu'on s'y perd parfois, même souvent. Hier, par exemple, avec Rocco, nous avons emprunté une petite route qui montait dans la forêt et, pensions-nous, qui devait mener à un village nommé San Severo. La blague était déjà prête : une côte sévère pour monter à San Severo. Mais non, nous nous sommes plutôt retrouvés dans un hameau de plusieurs syllabes où la route d'asphalte finissait. Pour redescendre, Rocco a dû marcher à certains moments (pour monter aussi d'ailleurs), la route étant en mauvais état et les virages corsés. Par la suite, on a trouvé la route qu'on cherchait, un peu par hasard, et qui fera l'objet de notre prochaine sortie. Parlant de chercher, on n'a pas encore trouvé de village appelé Rocco ou San Rocco, mais à défaut, on trouvera sûrement une église à un moment donné.

mercredi 23 février 2011

Espagnol, sors de ce corps

Après deux semaines de cours d'italien, j'ai fait des progrès indéniables, surtout dans la compréhension de la langue. Mais c'est toujours Nathalie qui s'occupe de la conversation avec son accent toscan. Pour ma part, quand je marche, quand je pédale et parfois même, j'avoue, quand je traduis, les mots en italien dansent dans ma tête. Rimango, svegliarsi, chiacchiere, secchione, zucchero. Comment voulez-vous que des mots pareils ne dansent pas? J'ai même pensé au début que le rimango était une danse, mais il s'agit du verbe rimanere (rester) à la première personne du singulier.  À partir de maintenant, il faut que j'essaie d'oublier l'espagnol (ou plutôt de le laisser reposer dans une case), par exemple 100 fois j'ai dit ando (je vais) au lieu de vado, et de me concentrer sur le fait que l'italien est beaucoup plus proche du français, entre autres pour les participes passés et les conjugaisons, tsé genre comme les affaires tough.
Je fais la promesse d'écrire un texte en italien sur ce blogue à un moment donné. C'est Laura, ma professeure, qui va être contente de moi. Heureusement, je préfère les textes courts en général.

mardi 22 février 2011

Canadien 3, Vancouver 2

Les joies du décalage : au lieu de se coucher tard pour regarder la fin du match qui a lieu hier à Vancouver, il suffit de se lever tôt (pour lire la description des dernières minutes sur le clavardage de Cyberpresse).
Par contre, demain, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ville où nous avons passé quelques jours il y a quatre ans, c'est l'horreur.
À Arezzo, le jour se lève sur une impression de fragilité.

lundi 21 février 2011

Etruscan country

Arezzo, Perugia, Chuisi, Cortona sont toutes des villes dites étrusques. Cette civilisation s'est développée en Toscane du IXe siècle au IIe siècle av. J.C., avant d'être conquise et assimilée par les Romains. Peu guerriers et un peu navigateurs, pas religieux à l'excès, les Étrusques ont créé une société où la femme avait un rôle social bien défini et pouvait prétendre à une certaine égalité. Les tombes que nous avons visitées à Chiusi, et qui n'ont été découvertes qu'au XXe siècle, sont dans un état de conservation remarquable. Parmi les pièces exposées au musée archéologique, plusieurs représentent des scènes de banquet, de danseurs et de musiciens. Un peuple de joyeux drilles, ces Étrusques? Ou comme on connaît l'espèce humaine, le bon plaisir de quelques privilégiés pendant que la masse des hommes et des femmes croupissent dans la misère et travaillent comme des forcenés, voire des esclaves, pour eux? Difficile de répondre.
Pour nous, habitants d'un jeune pays (quoique), voir de splendides objets qui ont été créés il y a 2 500 ans et qui feraient tout un tabac au Salon des métiers d'art a quelque chose de fascinant et sert en quelque sorte de leçon d'humilité.   

dimanche 20 février 2011

Qu'est-ce que je ferais pas?

Il a fallu que je me farcisse quelques dizaines de kilomètres par un petit matin frisquet de février pour faire plaisir à Olmo. Je lui dois bien ça, car il me permet de m'exercer à l'italien car, quand on pédale, il faut bien s'occuper l'esprit. Si j'avais un reproche à lui faire cependant, c'est d'être un peu poussif dans les montées. La semaine prochaine, que je lui ai dit, nous allons à Rocco.
Après deux sorties de vélo significatives, une visite à Pérouse et une autre aujourd'hui à Chiusi, où nous avons visité des tombes étrusques et un musée archéologique, c'est le temps de retourner au travail.

samedi 19 février 2011

Ritorno a Perugia

Pas pour moi, mais pour Nathalie qui y a étudié un été il y a .... années. La voici devant son ancienne pension; après la photo, nous sommes allés manger un croissant aux artichauts dans le même bar où elle allait tous les matins à l'époque...manger des croissants aux artichauts.
Si certaines choses sont restées les mêmes, d'après elle, d'autres ont changé profondément. Pérouse semble être un bel exemple d'intégration du vieux et même du très vieux et du moderne.
Et quand je disais moderne, je voulais dire vraiment moderne. En 2008, la ville a inauguré un mini-métro qui permet de parcourir la ville de bas en haut et de haut en bas. De sympathiques petits wagons aux allures de téléphérique amènent le touriste et l'autochtone (le pérugien) à travers des fortifications étrusques (remontant au IVe siècle avant J.C.) dans un décor futuriste à souhait.

vendredi 18 février 2011

Una bella giornata

Oui, je sais que vous pensez qu'on se la coule douce en Italie. Et vous avez raison. Néanmoins, j'ai travaillé près de 40 heures entre dimanche et jeudi (traduisant une partie du rapport annuel d'une des entreprises visées par le livre Noir Canada et que je ne nommerai pas par peur de poursuites), en plus de mes leçons d'italien à raison de une heure et demie par jour. Mais trève de préambule, je me suis donné congé ce vendredi et ai amené Olmo pour une première véritable montée de l'année 2011. Parti d'Arezzo (296 mètres), je me suis rendu jusqu'au col ci-contre assez difficile à grimper et à prononcer. Comme on peut le voir, Olmo se repose.

Montée en lacets (quelle belle invention pour le cycliste); ça sentait le pin et la terre...et la sueur vers la fin. Il m'a semblé que je n'étais pas tellement en forme; l'hiver a laissé des traces même s'il fut plus court pour moi cette année. Je ne suis pas encore prêt pour des 1 000 mètres et plus. Arrivé en haut, j'ai pu contempler un paysage typique de Toscane. C'est le printemps, les bourgeons sortent et de petites fleurs se pointent le bout du pétale. Une image d'Épinal (http://fr.wikipedia.org/wiki/Image_d'%C3%89pinal) de la Toscane en quelque sorte.

Retour à Arezzo par un chemin qui m'est déjà familier. Je me suis retrouvé près de la Cathédrale avec devant moi une vue vachement médiévale. Rien ne détonne et tonnent les cloches. Pour finir la journée, visite de l'église Santa Maria delle Grazie, toute petite mais dans laquelle trône un immense autel en marbre blanc et qui est considérée comme un chef d'oeuvre de l'architecture de la renaissance http://www.360cities.net/image/santa-maria-delle-grazie#360.41,4.39,90.0.
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