Les dernières journées ont été l'occasion de revoir quelques églises marquantes de la ville, mais surtout de dire aurevoir à ceux qui sont devenus nos amis. Pour ce qui est de l'attachement à cet endroit, je pense avoir tout dit dans mon mot du 26 avril (On est d'où on se sent le mieux). Ce n'est pas la vie normale qui reprend, c'est la vie normale ailleurs.
vendredi 4 mai 2012
Arezzo, la bleue
lundi 30 avril 2012
Épuisement professionnel
Quand, le même jour, on voit les tombes de Michel-Ange, de Galilée, de Machiavel, de Dante (plutôt un moment funéraire dans son cas), de Boticelli et d'Amerigo Vespucci, on a envie de garder un silence de tombe et l'énergie manque pour parler des innombrables chefs-d'oeuvre qu'on a pu voir.
Ce n'est pas le syndrome de Stendhal (Peut-on mourir d'art? a dit celui-ci), mais le syndrome de la mémoire qui flanche. Que restera-t-il dans six mois, dans un an de cette journée? De ces journées, devrais-je dire. Les cinq ou six dernières ont été surtout tournées vers l'art. Rockquiroule se cultive (il est cependant en train de lire un livre sur l'histoire du cyclisme italien - écrit par un certain John FOOT - question de rester bien en selle).
Ce n'est pas le syndrome de Stendhal (Peut-on mourir d'art? a dit celui-ci), mais le syndrome de la mémoire qui flanche. Que restera-t-il dans six mois, dans un an de cette journée? De ces journées, devrais-je dire. Les cinq ou six dernières ont été surtout tournées vers l'art. Rockquiroule se cultive (il est cependant en train de lire un livre sur l'histoire du cyclisme italien - écrit par un certain John FOOT - question de rester bien en selle).
Sauce bolognaise
Ville, à certains égards écrasante, Bologne occupe une position stratégique au coeur de l'Italie qui lui a valu d'accueillir, de gré ou de force, Charlemagne, Charles Quint (qui y a été couronné empereur) et Napoléon. C'est aussi la ville qui a vu naître le drapeau italien à la fin du 18e siècle, Marconi (l'inventeur de la télégraphie sans fil), Cassini (le premier à décrire la mesure des méridiens) et Umberto Eco. Elle a été le siège de la première université mondiale et sa cathédrale, San Petronio, est la cinquième plus grande du monde.
Tout cela est en effet un peu écrasant, mais ce qui l'est davantage c'est la présence d'innombrables arcades qui donnent un peu l'impression de marcher dans un tunnel. En tout, 37 kilomètres d'arcades qui empêchent de voir le ciel, ce qui étonne dans une ville qui a produit de grands astronomes. Elle écrase aussi un peu par les teintes de ses bâtiments, terre, rouge, ocre, qui lui donnent un caractère un peu sévère, un peu vétuste.
C'est néanmoins une ville qui bouge, beaucoup. On l'appelle aussi Bologne la rouge, non seulement à cause de la couleur de ses murs et de ses toits, mais aussi de sa couleur politique. Elle garde aussi le souvenir tragique d'un attentat qui a fait 85 morts à la gare ferroviaire en 1980.
Pour nous libérer un peu de cette atmosphère "écrasante" (l'humidité ambiante y contribuant aussi), nous sommes montés au sommet de la tour Asinelli, qui fait 97 mètres et d'où on a une vue très plongeante sur la ville.
Pour finir, l'explication du lien entre Bologne et baloney.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortadelle
Tout cela est en effet un peu écrasant, mais ce qui l'est davantage c'est la présence d'innombrables arcades qui donnent un peu l'impression de marcher dans un tunnel. En tout, 37 kilomètres d'arcades qui empêchent de voir le ciel, ce qui étonne dans une ville qui a produit de grands astronomes. Elle écrase aussi un peu par les teintes de ses bâtiments, terre, rouge, ocre, qui lui donnent un caractère un peu sévère, un peu vétuste.
C'est néanmoins une ville qui bouge, beaucoup. On l'appelle aussi Bologne la rouge, non seulement à cause de la couleur de ses murs et de ses toits, mais aussi de sa couleur politique. Elle garde aussi le souvenir tragique d'un attentat qui a fait 85 morts à la gare ferroviaire en 1980.
Pour nous libérer un peu de cette atmosphère "écrasante" (l'humidité ambiante y contribuant aussi), nous sommes montés au sommet de la tour Asinelli, qui fait 97 mètres et d'où on a une vue très plongeante sur la ville.
Pour finir, l'explication du lien entre Bologne et baloney.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mortadelle
vendredi 27 avril 2012
Conviction
| Cathédrale San Ruffino à Assise, un des nombreux détails de la façade |
Après avoir marché, et pédalé, sur les traces de Saint-François d'Assise pendant près de deux semaines, il me faut conclure que cet homme a fait beaucoup en 44 ans de vie (1182-1226). On lui prête peut-être plus de réalisations qu'il en a vraiment faites, pour embellir l'histoire et justifier des hommages. Mais il reste qu'il s'est imposé comme une figure intègre dans une période politiquement complexe et agitée. Comme il marquait un retour à l'esprit de pauvreté du Christ, il ne devait pas nécessairement être toujours accueilli avec joie à Rome, où l'humilité et le dépouillement ne se pratiquaient guère. J'entends le pape de l'époque, Innocent III, pousser un soupir d'agacement et réprimer quelques jurons quand on lui annonce l'arrivée de François et de ses compagnons. Son père, marchand d'étoffes, l'a même "incarcéré", pendant un certain temps dans la résidence familiale pour essayer de lui enlever "ses folles idées" de la tête. Déranger le pouvoir, ça ne vous rappelle pas quelque chose de très actuel?
Nous avons visité la prison reconstituée de Saint-François à la Chiesa Nuova (tout juste en face de notre hôtel à Assise). Cette église a été construite en 1615 (d'où le nom de Nuova!) sur les ruines de la maison paternelle de François d'Assise. Et nous avons revu hier la Basilique Saint-François : Giotto, Lorenzetti, Cimabue, Simone Martini. Après avoir vu l'exposition Signorelli à Pérouse.
Pas besoin d'aller en montagne pour avoir le vertige.
jeudi 26 avril 2012
On est d'où on se sent le mieux
Cette phrase tirée du roman Le neveu d'Amérique de Luis Sepulveda, me revient souvent en tête. Je pense l'avoir mieux comprise lors de ce deuxième séjour en Italie. Elle n'impose pas de faire un choix, de renier d'autres lieux qui nous ont façonnés et "où on s'est senti le mieux". C'est la somme de tous ces lieux et, surtout, de tous ces moments vécus au présent, qui font que nous sommes ce que nous sommes. On peut à la fois se sentir le mieux (les exemples qui suivent sont tout à fait le fruit du hasard) dans le Bas-Saint-Laurent et en Toscane, pour toutes sortes de raisons, qui tiennent des gens, mais aussi de la lumière, des odeurs, du vent, de la pluie et de la lune.
mercredi 25 avril 2012
Assise
Inscription à :
Articles (Atom)
