Cette photo a été prise lors d’une distribution de nourriture dans un camp de réfugiés palestiniens situé aux portes de Damas. Ils sont des milliers à attendre, à quelques mètres des snipers de l’armée de Bachar el-Assad.
Une photo vaut mille morts. Le jeu de mots est trop facile, mais cette photo est obsédante. À juste titre, car on ne doit pas oublier que cela aussi existe.
mercredi 31 décembre 2014
mardi 25 novembre 2014
Lectures inachevées
Il y a des livres qu'on ne finit pas, qu'on aurait aimé aimer, mais qui arrivent à un moment inopportun. Parmi ceux-là, il y a Les années d'Annie Ernaux. Peut-être faut-il être d'origine française ou avoir vécu en France, étant jeune, pour vraiment apprécier. Les références à l'école, du primaire à l'université, et aux habitudes de vie nous sont essentiellement étrangères.
Bien sûr, elle écrit admirablement bien et je me rappellerai de cette tranche de livre ne serait-ce que pour cette phrase qui résume bien notre époque en évoquant le passé, : « On avait le temps de désirer les choses ».
Dans la catégorie Lectures inachevées, il y a aussi Proust, abandonné après 400 pages, qui me regarde d'un air piteux, mais néanmoins insistant. Barbara Kingsolver, Irene Nemirovsky, Tony Judt et tous ceux que j'ai rapportés à la bibliothèque après les avoir à peine feuilletés. En même temps, que de projets de lecture.
Comme une furieuse envie de lire Jack Kerouac ces temps-ci.
Bien sûr, elle écrit admirablement bien et je me rappellerai de cette tranche de livre ne serait-ce que pour cette phrase qui résume bien notre époque en évoquant le passé, : « On avait le temps de désirer les choses ».
Dans la catégorie Lectures inachevées, il y a aussi Proust, abandonné après 400 pages, qui me regarde d'un air piteux, mais néanmoins insistant. Barbara Kingsolver, Irene Nemirovsky, Tony Judt et tous ceux que j'ai rapportés à la bibliothèque après les avoir à peine feuilletés. En même temps, que de projets de lecture.
Comme une furieuse envie de lire Jack Kerouac ces temps-ci.
lundi 14 juillet 2014
Les anges gardiens
dimanche 6 juillet 2014
Reprenons...
là où j'ai laissé la dernière fois. Non ce n'est pas tout aussi beau, ni tout aussi bien chez nous quand on parle de vélo. Les routes sont souvent trop défoncées, les ponceaux trop apparents, le vent trop virulent, les routes trop droites. Et toutes ces chutes dont on a entendu parler récemment dans les médias donnent à réfléchir. Mais le corps, lui, ne fait pas trop la différence. Il s'adapte. Et la tête suit.
Mais il n'y pas que le vélo dans la vie! Il y a un début juillet fleuri comme jamais. Les rosiers forment une muraille multicolore, les canards, petits et grands, pataugent devant nos yeux et il y de ces couchers de soleil à faire pâlir d'envie n'importe quel peintre paysagiste.
| La casa nostra al tramonto |
Mais il n'y pas que le vélo dans la vie! Il y a un début juillet fleuri comme jamais. Les rosiers forment une muraille multicolore, les canards, petits et grands, pataugent devant nos yeux et il y de ces couchers de soleil à faire pâlir d'envie n'importe quel peintre paysagiste.
lundi 23 juin 2014
850
C'est le nombre de kilomètres à vélo cette fois-ci. J'ai remisé mon vélo chez Carlo hier après que nous soyons allés à La Verna. C'était dur, comme ça l'est souvent par ici, mais quelle belle façon de conclure le séjour.
Je confirme que je suis un peu né pour faire du vélo en Italie. Malgré la chaleur, les conducteurs fous, l'absence d'accotements, les ronds-points qu'il faut négocier en même temps que des dizaines de véhicules, les voitures qui surgissent de partout, les trous, les bosses, les routes rugueuses, les ascensions interminables, j'en redemande. Je ne connais pas de sensations beaucoup plus agréables que celle de rouler sur une petite route de campagne italienne, le matin tôt, entouré d'odeurs enivrantes et parfois écoeurantes (comme celle des genêts).
J'ai acheté un livre qui répertorie les 50 plus beaux cols d'Europe pour le vélo. J'en ai fait quatre à ce jour. Vaste programme!
J'ai la chance, indéniable, de pouvoir me dire que la semaine prochaine, je roulerai au petit matin entre Saint-Denis et Kamouraska et que ce sera tout aussi beau, tout aussi bien (si le vent n'est pas trop terrible).
Je confirme que je suis un peu né pour faire du vélo en Italie. Malgré la chaleur, les conducteurs fous, l'absence d'accotements, les ronds-points qu'il faut négocier en même temps que des dizaines de véhicules, les voitures qui surgissent de partout, les trous, les bosses, les routes rugueuses, les ascensions interminables, j'en redemande. Je ne connais pas de sensations beaucoup plus agréables que celle de rouler sur une petite route de campagne italienne, le matin tôt, entouré d'odeurs enivrantes et parfois écoeurantes (comme celle des genêts).
J'ai acheté un livre qui répertorie les 50 plus beaux cols d'Europe pour le vélo. J'en ai fait quatre à ce jour. Vaste programme!
J'ai la chance, indéniable, de pouvoir me dire que la semaine prochaine, je roulerai au petit matin entre Saint-Denis et Kamouraska et que ce sera tout aussi beau, tout aussi bien (si le vent n'est pas trop terrible).
jeudi 19 juin 2014
È arrivata la Giostra
Vendredi
Entre le match de soccer Italie-Costa Rica ce soir et la Giostra demain soir, Arezzo ne dormira pas beaucoup. La ville est en effervescence et sera envahie demain par des centaines de participants et figurants habillés en costumes du Moyen-âge. Toute la semaine, des activités ont eu lieu dans les différents quartiers, dont una cena propiziatoria (mot que j'essaie de prononcer depuis trois jours sans y parvenir) dans le quartier Sant'Andrea (mon favori à cause du nom). Un souper très communautaire, très convivial et même solidaire, suivi de la visite du musée du quartier : costumes, tableaux, lances d'or (remises au gagnant de l'épreuve) et souvenirs de toutes sortes.
Un petit film pour voir de quoi il en retourne (https://www.youtube.com/watch?v=VBMSPD4Yivs). C'est du sérieux.
Samedi
La Giostra sera sûrement meilleure que le match de foot d'hier, terne comme le jeu de l'Italie.
Mardi
La Giostra est une fête pour l'oeil. Toute la journée de samedi, les activités se sont succédées. Le retrait de la lance d'or (décernée au gagnant) de la cathédrale, l'annonce de la Giostra par l'araldo (sorte de héraut responsable de l'événement), le défilé dans les rues du centre historique, la bénédiction à l'église Sant'Agustino, de nouveau un défilé et la joute comme telle. Arezzo est littéralement envahie par une foule exubérante. Exubérante aussi est l'assistance; les partisans des quatre quartiers se font voir et entendre sans un temps mort. On se croirait à un match de foot : fumigènes, sifflets de toutes sortes. C'est à la fois bon enfant et délirant.
C'est finalement le quartier où nous habitons qui l'emporte (Sant'Andrea). C'est la fête toute la nuit et ça recommence en septembre.
Entre le match de soccer Italie-Costa Rica ce soir et la Giostra demain soir, Arezzo ne dormira pas beaucoup. La ville est en effervescence et sera envahie demain par des centaines de participants et figurants habillés en costumes du Moyen-âge. Toute la semaine, des activités ont eu lieu dans les différents quartiers, dont una cena propiziatoria (mot que j'essaie de prononcer depuis trois jours sans y parvenir) dans le quartier Sant'Andrea (mon favori à cause du nom). Un souper très communautaire, très convivial et même solidaire, suivi de la visite du musée du quartier : costumes, tableaux, lances d'or (remises au gagnant de l'épreuve) et souvenirs de toutes sortes.
Un petit film pour voir de quoi il en retourne (https://www.youtube.com/watch?v=VBMSPD4Yivs). C'est du sérieux.
Samedi
La Giostra sera sûrement meilleure que le match de foot d'hier, terne comme le jeu de l'Italie.
Mardi
La Giostra est une fête pour l'oeil. Toute la journée de samedi, les activités se sont succédées. Le retrait de la lance d'or (décernée au gagnant) de la cathédrale, l'annonce de la Giostra par l'araldo (sorte de héraut responsable de l'événement), le défilé dans les rues du centre historique, la bénédiction à l'église Sant'Agustino, de nouveau un défilé et la joute comme telle. Arezzo est littéralement envahie par une foule exubérante. Exubérante aussi est l'assistance; les partisans des quatre quartiers se font voir et entendre sans un temps mort. On se croirait à un match de foot : fumigènes, sifflets de toutes sortes. C'est à la fois bon enfant et délirant.
C'est finalement le quartier où nous habitons qui l'emporte (Sant'Andrea). C'est la fête toute la nuit et ça recommence en septembre.
vendredi 13 juin 2014
Occasion d'affaires
Vente et installation de moustiquaires en Italie.
Marché presque inexploité. Clientèle ailée en quantité illimitée.
Le marché des lampes à mouche est également peu exploité. Parlant de lampe à mouches, en voici une description ( https://www.youtube.com/watch?v=W8zB3UIa9g4) (autour de 1:45 minute).
Les moustiques italiens sont déchaînés cette année, car l'hiver trop doux et humide n'en a pas exterminés assez. Revenant ce matin d'un sortie d'une cinquantaine de kilomètres au vallico della Scheggia, j'ai constaté que des centaines d'entre eux étaient venus mourir sur mon armure de cycliste. Ça leur apprendra.
Nathalie, elle, n'a pas d'armure et est sévèrement brutalisée par ces bestioles. Ce n'est pas drôle du tout dans son cas.
Mise à jour concernant les moustiques : Ils semblent s'être calmés, maintenant qu'il fait un peu plus frais et Nathalie s'en porte beaucoup mieux.
Deuxième mise à jour : Elle ne s'en porte pas si mieux que ça. Il lui faut recourir à toute la gamme des chasse-moustiques; c'est à lui faire regretter nos bons vieux maringuoins (j'exagère un peu quand même).
Le coupable serait le pappataci (et non le papparazzi, autre sorte de bestiole nuisible) :
Marché presque inexploité. Clientèle ailée en quantité illimitée.
Le marché des lampes à mouche est également peu exploité. Parlant de lampe à mouches, en voici une description ( https://www.youtube.com/watch?v=W8zB3UIa9g4) (autour de 1:45 minute).
Les moustiques italiens sont déchaînés cette année, car l'hiver trop doux et humide n'en a pas exterminés assez. Revenant ce matin d'un sortie d'une cinquantaine de kilomètres au vallico della Scheggia, j'ai constaté que des centaines d'entre eux étaient venus mourir sur mon armure de cycliste. Ça leur apprendra.
Nathalie, elle, n'a pas d'armure et est sévèrement brutalisée par ces bestioles. Ce n'est pas drôle du tout dans son cas.
Mise à jour concernant les moustiques : Ils semblent s'être calmés, maintenant qu'il fait un peu plus frais et Nathalie s'en porte beaucoup mieux.
Deuxième mise à jour : Elle ne s'en porte pas si mieux que ça. Il lui faut recourir à toute la gamme des chasse-moustiques; c'est à lui faire regretter nos bons vieux maringuoins (j'exagère un peu quand même).
Le coupable serait le pappataci (et non le papparazzi, autre sorte de bestiole nuisible) :
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